Industrie mécanique : SNVI : ça va redémarrer ?

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Optimisme – Les cadres de la SNVI devaient s’expliquer hier devant le nouveau ministre de l’Industrie et des Mines, sur la politique du management, de la gouvernance, le climat social et les problèmes financiers et techniques auxquels le complexe fait face.
Dans ce contexte, les responsables de la société réunis par le ministre ont évoqué, entre autres, les modalités de financement des projets, jugées «inadéquates» avec les procédures de leur réalisation.
Ils ont, à ce titre, proposé que la convention qui lie la SNVI aux banques partenaires «soit modifiée afin de l’adapter aux besoins de la société dans le cadre de son plan de développement», a indiqué un communiqué du ministère. Ainsi, le ministre a insisté, d’abord, sur l’importance de remédier aux problèmes de gestion qui constituent «un frein» au développement de l’entreprise et a instruit les cadres de la SNVI à formuler des propositions pour toutes les carences et les insuffisances constatées afin d’atteindre les objectifs tracés à moyen et long terme dans le cadre de son plan de développement. Il a, en outre, appelé la société à étendre son portefeuille d’activités à la sous-traitance et la fabrication de pièces de rechange afin d’accompagner la politique nationale de développement de l’industrie mécanique et automobile. «Il faut tracer une nouvelle voie vers la fabrication de pièces de rechange pour contribuer à la diversification et à la dynamique des projets qui sont déjà en cours», a indiqué M. Bedda. Pour y parvenir, le ministre estime que les partenariats sont l’une des pistes pour atteindre cet objectif, sachant que la SNVI a déjà entamé des discussions avec différents constructeurs qui souhaitaient investir en Algérie ce qui permettra d’augmenter le taux d’intégration. M. Bedda a, en outre, insisté sur la formation devant garantir la continuité et le développement des activités de la SNVI, surtout avec les déperditions et les départs à la retraite. Il a appelé, dans ce cadre, à nouer des relations de partenariat avec des centres de formation spécialisés aussi bien nationaux qu’étrangers pour une «meilleure» dynamisation et optimisation du groupe. Le ministre a également décidé de mettre en place un groupe de travail chargé d’élaborer «une nouvelle stratégie» avec des propositions concrètes, réalisables et qui répondent aux nouvelles mutations que connaît l’industrie mécanique dans le monde. Pour sa part, le partenaire social a salué la tenue de cette rencontre ayant permis un échange «franc» et «constructif», en affirmant son adhésion à cette nouvelle dynamique qui vise le développement de l’industrie mécanique et la préservation et l’amélioration des conditions socio-professionnelles. R. N.
Le précédent plan de sauvetage
Ce n’est pas la première fois que le sujet du sauvetage de la SNVI revient sur le devant de la scène. Un plan d’urgence pour sauver l’entreprise avait été adopté fin 2015 avec l’installation par l’ex-ministre de l’Industrie Abdessalem Bouchouareb d’un groupe de travail chargé de sa mise en œuvre. Ce dernier s’articulait autour de trois niveaux de traitement. Le premier concernait la relance de la production pour la ramener à un «niveau acceptable», «la satisfaction des clients» dont certains attendent la livraison de leur commande depuis plusieurs années et «l’apaisement du climat social». Ce premier palier de traitement avait alors consacré un financement d’un montant de 5,1 milliards de DA (50 millions d’euros) pour financer les intrants en vue de compléter l’encours de production qui devait générer un chiffre d’affaires de 1,8 milliard/DA, assurer le fonds de roulement indispensable au fonctionnement. Parallèlement à ce dispositif, d’autres mesures internes étaient prévus, parmi lesquels, l’élaboration d’un «pacte de stabilité» à négocier et à arrêter avec le partenaire social, et du bénéfice d’un crédit bancaire à taux bonifié de l’ordre de 91,7 milliards de DA. Ce n’est là qu’un exemple des opérations et des plans de relance concoctés à maintes reprises par les pouvoirs publics, sans que ce fleuron de l’industrie nationale ne connaisse un meilleur sort.

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