Lafarge Algérie propose une solution innovante pour la réfection des routes

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La solution a de fortes chances d’être adoptée par les professionnels des travaux publics, d’autant plus qu’elle permet le remplacement du bitume dont la production n’arrive pas à répondre aux besoins du marché national.

Comme il l’avait annoncé au début de l’année en cours, le groupe LafargeHolcim Algérie voudrait faire de l’année 2017 celle des «solutions routes». Outre l’activité ciment, la plus dominante depuis son installation en Algérie, l’innovation dans les techniques et les matériaux servant notamment à l’entretien et la rénovation des chaussées dégradées commence peu à peu à capter l’intérêt des professionnels des travaux publics.

En effet, après avoir fait ses preuves à l’ouest du pays, précisément sur un tronçon routier de 100 km à Tlemcen, la solution dite Ardia 600, un liant routier hydraulique produit localement, a été testée, dimanche dernier, sur un autre tronçon dégradé de la RN103, dans la commune de Bougaâ à Sétif.

La solution proposée par Lafarge a été testée, avec succès, en présence des responsables de la direction des travaux publics de la wilaya de Sétif, en coopération avec les entreprises privées Starr et Issadi. Concrètement, l’opération de rénovation du tronçon dégradé, intervenant après une série d’échantillonnages du sol à traiter, consistait à recycler la chaussée, in situ, avec un ciment spécial (le liant hydraulique Ardia 600), sur une épaisseur de 25 cm, pour lui donner une nouvelle vie.

Une fois la route traitée avec le liant, une couche de roulement finale est ensuite appliquée, avant sa mise en service à la circulation. Cette technique innovante, alternative aux méthodes classiques de renforcement et de reconstruction, permet, selon ses concepteurs, «de réduire les coûts, les délais de réalisation et surtout l’empreinte environnementale avec plus de durabilité, en optimisant les mouvements de terre et de transport des matériaux, de déblais et remblais, tout en limitant les gîtes d’emprunt et des zones de dépôt».

Lafarge Algérie a affirmé, lors de la présentation de sa technique que «la solution Ardia 600 est une offre globale, comprenant la prise d’échantillon du sol à traiter, la prescription technico-économique, la mise en œuvre, le suivi sur chantier, la garantie des performances – réalisée par une équipe de professionnels dédiée et le laboratoire de la construction situé à Rouiba». Elle est éprouvée dans le monde entier et permet d’obtenir des performances technico-économiques remarquables.

Perspectives d’exportation

Il faut dire à ce propos que Lafarge Algérie a beaucoup de chance de voir la solution qu’elle propose adoptée par les professionnels des travaux publics, d’autant qu’elle permet le remplacement du bitume, un matériau dont la production n’arrive pas à répondre aux besoins du marché national. En effet, la production de bitume en Algérie est estimée actuellement à un peu plus de 800 000 tonnes par an, dont 500 000 est assurée par Naftec (entreprise nationale filiale de Sonatrach) et 300 000 par des opérateurs privés, le reste de la demande est couverte par les importations.

Pour ce qui est du ciment, le fer de lance du groupe Lafarge en Algérie, une production totalisant un volume de 11,5 millions de tonnes est assurée chaque année, grâce à ses deux cimenteries, à M’sila et Oggaz (Mascara), et une troisième lancée l’année dernière à Biskra, en partenariat avec le groupe industriel privé Souakri. Mieux encore, Lafarge Algérie a annoncé, récemment, que des opérations d’exportation de ciment seront entamées au cours du premier trimestre 2018, vers des pays de l’Afrique de l’Ouest.

L’entreprise envisage ainsi, dans une première phase, d’exporter 50 000 tonnes de ciment, comptant notamment sur les performances de son usine d’Oggaz à Mascara, dont la production a augmenté de 10% durant le premier trimestre 2017, mais surtout sur celles de Biskra, opérationnelle depuis août 2016. En matière d’investissement, le groupe cimentier a investi, durant les trois dernières années, pas moins de 350 millions d’euros pour renforcer sa production de ciment, mais aussi d’autres matériaux de construction (mortier, granulat, béton, plâtre et autres).

par Lyes M.

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