Risque de paralysie des secteurs de l’eau, du pétrole et du gaz

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Des marchandises sont bloquées dans les ports en raison d’une mauvaise interprétation de la note de l’Abef adressée aux banques commerciales.

Dans une lettre adressée au Premier ministre, au ministre du Commerce, au ministre des Ressources en eau et au délégué général de l’Abef (Association des banques et des établissements financiers), des importateurs signalent que sur la liste des 24 produits interdits à l’importation figure le terme robinetterie industrielle, ce qu’ils considèrent comme une erreur. “Nous sommes certains que l’interdiction dans l’esprit du rédacteur de la note vise probablement la robinetterie sanitaire à usage domestique et non la robinetterie industrielle. Le terme robinetterie industrielle englobe, précisent-ils, une large liste de produits couvrant de larges domaines, tels que l’eau, le gaz et le pétrole.”
Suit une liste de produits qu’ils considèrent vitaux et concernés par cette interdiction et qui sont pas ou peu produits localement. Par exemple, une vanne de pression supérieure à 16 bars n’est pas fabriquée en Algérie.
Ces importateurs citent divers modèles de robinets utilisés dans le sectionnement et les vidanges dans le transfert d’eau, les stations de pompage, l’assainissement, l’industrie des liquides, les robinets vannes altimétriques utilisés dans les réservoirs et châteaux d’eau, les robinets à boisseau utilisés dans le pétrole, les électrovannes utilisées dans le contrôle des fluides.
Le plus grave, ajoute la lettre, est que des sociétés ayant importé ces types de robinetterie à usage industriel destinés à des chantiers de réalisation hydraulique (stations de pompage, châteaux d’eau, réseaux d’eau potable, périmètres d’irrigation, gaz, pétrole…) acquis par remise documentaire, embarqués sur bateau avant la note de l’Abef du 4 juillet, c’est-à-dire en mai et juin derniers, sont bloqués par la banque à cause de cette confusion dans la note des autorités du commerce et répercutée par l’Abef aux banques. Une autre confusion est à l’origine de ce blocage des marchandises : “Confusion dans les importations concernées par la date d’effet de la note par rapport aux marchandises acquises par mode de paiement remise documentaire non encore domicilées mais dont l’embarquement s’est fait bien avant la date de ladite note.”
Ces importateurs interpellent le Premier ministre, le ministre du Commerce et le ministre des Ressources en eau sur l’urgence d’apporter des correctifs et des éclaircissements nécessaires pour débloquer cette situation. “Nous n’aurons pas de quoi remplacer une vanne défectueuse”, insistent-ils.
Ces opérateurs citent quelques exemples de paralysies si l’interdiction est confirmée : “Si une vanne à papillon de gros diamètre comme celle utilisée dans le transfert des eaux du barrage de Taksebt vient à tomber en panne, nous ne pourrons pas fermer ou ouvrir l’eau en l’absence de vanne à remplacer. Si des robinets à vanne à papillon utilisés dans la station du Hamma tombent en panne, nous ne pourrons les remplacer et le pompage peut tout simplement cesser. Tous les chantiers de réhabilitation des 14 grandes villes algériennes seront bientôt à l’arrêt, tous les projets de réalisation d’adduction d’eau potable, de stations de traitement, de stations de pompage vont s’arrêter”.
En conclusion, les opérateurs soulignent qu’en raison de la diversité des produits et de leur technicité, la mise en place de licence pour ce type de produits relève de l’impossible.
Les producteurs de boissons ne sont pas en reste. L’Apab, leur association, dénonce cette suspension. Les banques, argue-t-elle, refusent de domicilier le concentré de jus de fruit qui est une matière première essentielle dans la fabrication des jus de fruits.

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