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10 millions de morts: Le massacre coloniale de la Belgique au Congo

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10 millions de morts: Le massacre coloniale de la Belgique au Congo

« Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » disait Albert Einstein. Parce que certaines personnes ont eu l’audace de pointer du doigt le racisme du gouvernement français à l’égard des joueurs d’origine africaine en les plaçant sur la banquette arrière au podium de l’Élysée

« Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » disait Albert Einstein. Parce que certaines personnes ont eu l’audace de pointer du doigt le racisme du gouvernement français à l’égard des joueurs d’origine africaine en les plaçant sur la banquette arrière au podium de l’Élysée, certaines voix de l’élite algérienne contemporaine, se sont élevés sur les réseaux sociaux, comme des machines à hacher la vérité, pour prendre la défense de la France, celle du chien au maitre avec la virulence digne des harkis des temps modernes. Je voudrais dire à ces proxénètes de l’histoire, qu’ essayer de crédibiliser aujourd’hui la France et tous les instigateurs du colonialisme ne vous fera jamais gravir les marches des académies. Le succès qui passe sur le corps des vôtres ne pourra jamais vous apporter l’éloge à laquelle vous aspirez. La France est criminelle tout comme l’a été tout le colonialisme en Afrique. Et celui qui refuse de prôner et d’adhérer à cette vérité est un vil vendu.

A titre d’exemple, la chaine Al Jazairia One vient de mettre sur son compte Facebook un vidéo où elle explique comment la Belgique qui s’est retrouvé soudainement fière de Lukaku avait massacré ses ancêtres au Congo. Plus précisément, 10 Millions de congolais ont été massacrés, pieds et mains coupés par la Belgique. L’enjeu, c’était le caoutchouc, indispensable à la fabrication des pneus. Aujourd’hui, l’enjeu s’appelle « coltan », « minerai de sang », indispensable à la fabrication de nos téléphones portables. Ainsi, sur une période d’un peu plus d’un siècle, un même peuple, les Congolais, aura subi, dans le silence de la communauté internationale, deux massacres à grande échelle (plusieurs millions de morts chacun), assimilables au crime de génocide. La Belgique qui était jalouse de la France qui est arrivé à bâtir par exemple sa tour Eiffel par 8000 tonnes de fer volés gratis des mines de Miliana, voulait aussi son lopin du grand brigandage des civilisés. C’est à ce chiffre donc de 10 millions que conclut le journaliste américain Adam Hochschild au terme de son effarante enquête sur cet «holocauste oublié». L’acteur principal de ce bain de sang ne fut autre que le roi des Belges, Léopold II. Obsédé par l’idée de posséder une colonie, comme les autres pays européens alors en pleine expansion africaine, il jette son dévolu sur la région du Congo, encore quasi inconnue.

Donc ceux qui se sont déclarés avocats d’office à la France et voudraient aussi nous faire persuader que la gentille France n’a assassiné qu’un million et demi d’algériens en 130 ans alors que la Belgique a massacré 10 Millions au Congo en 20 ans seulement entre 1885 et 1908, ils peuvent aller prêcher leur révérence de collabos à Paris s’il y tiennent. Toutefois, je les renvoie à un grand livre qui leur sera surement une bonne lecture pour l’été: « La férocité blanche: des non-Blancs aux non-Aryens, ces génocides occultés de 1492 à nos jours » écrit par Rosa Amelia Plumelle-Uribe. Ce livre vous tiendra la meilleure compagnie possible pour élucider ses idées. Je le dis et le redis, tant que la France qui a peur qu’on découvre son vrai visage et sa barbarie ne rendra pas les archives aux algériens, les vrais algériens continueront à flinguer tous ceux qui lui portent les premiers secours.

Le journal le Monde a écrit le 10 Juin 2005: « Entre la honte et la fierté, les manuels scolaires des anciennes puissances coloniales européennes semblent hésiter, tributaires de l’histoire et des rapports de force politiques. Hormis en France, aucune consigne ­ et, a fortiori, aucun texte de loi ­ n’encadre l’enseignement de l’histoire de la colonisation. » S’il y’a un seul pays donc en Europe, qui a peur que son histoire meurtrière soit découverte c’est la France au point de contrôler par une loi tout ce qui s’écrit sur les manuel d’histoire.
En 2013, 52 personnalités ont lancé un appel pour la création d’un Tribunal pénal international pour la République Démocratique du Congo. Le document, signé entre autres par Rama Yade, Roselyne Bachelot, Ingrid Betancourt et Gisèle Halimi, rappelle les terribles souffrances infligées aux populations du Congo et la tragédie des femmes violées à grande échelle. Alors que notre élite devrait faire pareil et appeler à criminaliser la France, je vois des pétitions qui se font signer juste pour faire l’éloge du colon et du tort à l’Algérie qui essaye tant bien que mal à se redresser.

S’il faut résumer la barbarie de la France en Algérie, il suffit juste de lire les aveux de ses propres généraux:
« En 1845, un siècle avant les massacres du 8 mai 1945 et son lot de 45.000 victimes, le général de Cavaignac avait inauguré une année avant, l’ancêtre de la « chambre à gaz » que le colonel Pellisier utilisera pour mater l’insurrection des Ouled-Riah dans le Dahra. (…) Les insurgés avaient pourtant « offert de se rendre et de payer rançon contre la vie sauve », ce que le colonel refusa. (…) L’imagination déchaînée et bestiale des premières décennies de la conquête sera « très riche ». On payera des spahis à 10 francs la paire d’oreilles d’un indigène, preuve qu’ils avaient bien combattu. « Un plein baril d’oreilles récoltées paire à paire, sur des prisonniers, amis ou ennemis » a été rapporté d’une expédition dans le Sud par le général Yusuf. Les Algériens ne peuvent pas oublier la conclusion du rapport de Tocqueville en 1847 : « Nous avons rendu la société musulmane plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle ne l’était avant de nous connaître »

Claude Liauzu et Gilbert Meynière se référant aux aveux du Maréchal Bugeaux, écrivent en 2005, que Bugeaud avait dit « L’Algérie a payé un tribut épouvantable en termes de massacres, de guerre de «ravageurs» de politique de la terre brûlée, de dépossession, qui ont favorisé et aggravé famines et épidémies. Les enfumades ont été une triste réalité, une des pages les plus honteuses des crimes colonialistes. »

Amari Hamadene

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