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La crise du carburant fait fuir les émigrés à Tlemcen

Economie

La crise du carburant fait fuir les émigrés à Tlemcen

La crise du carburant fait fuir les émigrés à Tlemcen

Plusieurs familles émigrées ont décidé d’écourter leurs vacances et retourner dans leur pays d’accueil à cause des difficultés de déplacement.liées à la pénurie du carburant.

Ceux qui ont réussi à avancer la date de leur retour sans encombre n’ont pas hésité une seconde à prendre l’avion ou le bateau pour échapper, disent-ils, à la pénurie traumatisante du carburant. Ces familles  algériennes immigrées en Europe, en France en particulier, choisissent chaque année leur pays d’origine comme destination pour leur séjour estival. Ce choix, nous dira Ahmed, un père de famille soucieux de ses enfants, de leur éducation et leur attachement avec leur pays d’origine, est motivé par diverses raisons. Certes, il évoque le soleil et la plage, des éléments déterminants dans le choix de leurs enfants, mais surtout ces  rencontres familiales où le lien familial s’enrichit et où se tisse le lien social. Malheureusement, les efforts des parents pour concilier leurs enfants avec leur pays d’origine sont souvent vains.

Cette année, un  grand nombre de jeunes ont émis le souhait d’écourter leurs vacances et de retourner dans leur pays de naissance à cause des différentes pénuries, celle du carburant notamment. «Franchement, je ne supporte plus le fait de rester des heures dans une station-service pour un hypothétique plein d’essence et le plus souvent, je l’achète en deuxième main à 100 DA le litre», s’indigne un jeune. Et d’ajouter : «Je n’ai pas les moyens pour à chaque fois remplir 20 litres d’essence à 2 000 DA, l’équivalent de deux pleins. Dans ce cas, je préfère rentrer ‘’chez moi’’.» Même son de cloche chez les parents qui s’estiment humiliés dans leur propre pays. Ils aimeraient aussi retourner chez eux. «Ce ne sont plus des vacances, c’est un gros calvaire au quotidien», affirment-ils. «Nous trimons toute une année, nous nous privons de beaucoup de choses pour pouvoir passer quelques jours avec les nôtres, profiter de la mer et du soleil de notre pays, malheureusement, cette année nos vacances se sont transformées en  véritable cauchemar.

Nous passons plus de temps à attendre dans une station-service qu’au bord de la mer ou chez la famille», se plaint un homme d’un certain âge. En effet, il semble que la pénurie du carburant, qui sévit depuis le début de l’été dans la région, a littéralement gâché les vacances non seulement de nos compatriotes vivant à l’étranger mais même celles des nationaux. «Un jour sur deux, je sors de la maison vers 3 heures du matin et je ne reviens pas avant 13 heures, ce qui fait 10 heures  pour trouver une station-service où l’essence est disponible et faire la chaîne pour s’en approvisionner», se lamente un autre. «Moi, je vous assure l’aiguille de jauge de l’essence me perturbe au point où il m’arrive d’aller au garage mettre le contact juste pour voir sa position», ironise un autre. Un  autre nous confie que lorsqu’il retourne à la maison avec le plein d’essence, c’est la fête à la maison.

O. El Bachir, El Watan

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