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L’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet sera couteuse

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L’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet sera couteuse

L’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet sera couteuse

L’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet, à Tindouf, sera un investissement trop couteux pour l’Algérie, a indiqué jeudi sur Radio M, Reda Amrani, consultant en politiques industrielles. Favorable au complexe sidérurgique de Bellara, il estime que l’Algérie aurait du se passer du partenariat avec les qataris.

« La qualité des minerais de Gara Djebilet n’a jamais été un problème, bien au contraire, il s’agit même de minerais d’excellente qualité. Le vrai problème est celui du coût d’évacuation des métaux extraits » a-t-il souligné. Un coût qu’il estime trop cher en comparaison avec la concurrence dans un monde où il y a « un surplus de minerais». « L’Algérie a-t-elle les moyens d’investir 50 à 60 milliards de dollars dans la voie ferrée destinée à évacuer les métaux extraits ? » s’est-il interrogé.

« Pour réduire les coûts, il nous faudra produire les wagons, les voies ferrées et une partie des locomotives des trains de transport » relève-t-il. La bonne solution, selon lui, serait de faire de la métallurgie sur place sans avoir à transporter les minerais bruts, ce qui réduira les charges à transporter de 50%.

Bellara oui, sans les qataris cela aurait été mieux

« Beaucoup d’études ont été faites sur la qualité des minerais. Certains ont même été payés pour des études que d’autres ont déjà menées avant eux. Ce qu’il faut, c’est faire une étude sur la possibilité de faire de la métallurgie sur place » a-t-il souligné. « Des études sur la possibilité de transfert de l’eau vers Gara Djebilet sur une distance de 200 km sont également nécessaires » a-t-il ajouté.

Sur la pertinence de la réalisation du complexe sidérurgique de Bellara, dans la wilaya de Jijel, l’invité de RadioM souligne que l’Algérie aura toujours besoin d’acier. L’Algérie est un pays où il y a encore de nombreux projets à réaliser, a-t-il relevé.
« On ne peut pas assurer le développement économique et social d’un pays sans production interne d’acier » a-t-il relevé mais, a-t-il ajouté, l’Algérie aurait pu se passer du partenaire qatari pour réaliser ce complexe. « Nous aurions pu réaliser le complexe de Bellara avec des entreprises des secteurs privés et publics algérien » a-t-il affirmé.

par Ahmed Gasmia, Maghreb Emergent

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