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Nouveau Raid israëléen au sud de Beyrouth

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Nouveau Raid israëléen au sud de Beyrouth

Nouveau Raid israëléen au sud de Beyrouth

«Quiconque nous fait du mal, ou tente de nous faire du mal, devrait savoir que nous le frapperons» avait menacé jeudi soir lors d’une intervention télévisée le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, quelques heures seulement après le tir de quatre roquettes sur le territoire hébreu en provenance du sud du Liban, qui n’ont pas de victimes. La riposte ne s’est pas fait attendre. Vendredi matin, l’armée de l’air israélienne a annoncé avoir mené un raid aérien sur «un site terroriste» situé à Naameh, au sud de Beyrouth. Selon Tsahal, l’opération visait une «organisation djihadiste internationale», un terme couramment employé par l’Etat hébreu pour qualifier al-Qaida et ses alliés.

La cible du raid israélien, une base du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG), a immédiatement réagi et a démenti tout lien avec l’attaque contre Israël. «Le FPLP-CG n’a rien à voir avec l’affaire des roquettes. Au contraire, nous estimons que le timing de ces roquettes est assez suspect», a déclaré Ramez Moustapha, le porte-parole du groupe palestinien d’extrême gauche, connu pour son soutien au régime de Bachar el-Assad.

Al-Qaida tenterait de plonger Tsahal dans un conflit avec le Hezbollah

L’attaque avait été revendiquée jeudi sur Twitter par un groupe radical sunnite lié à al-Qaida, les Brigades Abdallah Azzam. En 2009 et en 2011, il avait affirmé être à l’origine d’attaques similaires contre Israël.

Au Liban, la mouvance sunnite, qu’elle soit syrienne, palestinienne ou libanaise, est soupçonnée d’être derrière les attaques contre le fief du mouvement politique chiite Hezbollah, princial soutien du régime syrien. Vendredi dernier, un attentat sanglant avait fait 22 morts dans la banlieue sud de Beyrouth et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah avait accusé les «takfiri» (terme utilisé pour désigner les extremistes sunnites) d’être les auteurs. Selon un éditorial du quotidien Jerusalem Post , datant de vendredi, ces tirs de roquettes laissent entendre que des groupes affiliés à al-Qaida tentent de plonger l’armée israélienne dans un conflit direct avec le Hezbollah.

Pour sa part, le président libanais Michel Sleimane a condamné les tirs de roquettes en affirmant qu’ils représentaient une «violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et de la souveraineté libanaise». Il a également demandé «aux services concernés d’arrêter et de présenter à la justice les auteurs de ces actes». Après l’attaque, l’armée libanaise et la Force intérimaire des Nations unies (Finul) ont mené une enquête dans la région d’Al-Haouch, à 20 kilomètres de la frontière avec Israël. C’est là qu’ont été découvertes quatre plateformes en bois ayant servi pour les lance-roquettes.

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