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Nouvelle clinique d’oncologie et de radiothérapie au service des cancéreux

Santé

Nouvelle clinique d’oncologie et de radiothérapie au service des cancéreux

Nouvelle clinique d’oncologie et de radiothérapie au service des cancéreux

Officiellement inaugurée hier par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf à Alger, la clinique privée d’oncologie et de radiothérapie Fatema Al-Azhar du groupe médical Al-Azhar du Dr Jamal-Eddine Khodja Bach se propose, désormais, en un véritable joyau sanitaire dédié aux personnes atteintes du cancer.

Néanmoins, la structure est, à présent, exclusivement réservée aux riches. Avec des prix variant entre 300 000 et 500 000 DA pour une cure de radiothérapie (entre 25 et 30 séances) et 300 000 DA, en moyenne, pour un traitement de chimiothérapie alors qu’une nuitée d’hospitalisation est fixée à 10 000 DA, elle reste, en effet, inaccessible aux petites bourses ni à la classe moyenne, s’il en existe encore une dans le pays.
Une situation qui risque de durer longtemps tant que la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) n’élargira pas sa nomenclature des remboursements aux soins et autres prestations médicales assurés par le secteur privé.

Conscient de cette réalité pénalisante aussi bien à son établissement qu’aux patients issus des classes démunies, le DG de cette clinique, qui n’a rien à envier aux centres anti-cancer (CAC) réalisés par l’Etat, n’a pas manqué l’occasion de plaider pour l’implication de la Cnas afin de prendre en charge des patients assurés qui s’y feront soigner. « Avec, à la fois, un sentiment de profonde inquiétude et aussi de frustration, il nous importe d’attirer l’attention des présents sur cette situation qui nous taraude l’esprit avec, d’un côté, des cliniques ultramodernes aux capacités indéniables et, de l’autre, une partie des malades souffrant du cancer laissée en marge, et qui, faute de possibilités financières propres, ne pourra, hélas, jamais se soigner au sein de nos cliniques », a, en effet, regretté M. Khodja Bach devant le ministre, mais aussi du coordinateur du Plan national de lutte contre le cancer (PNC 2015), le Pr Messaoud Zitouni, qui dit partager parfaitement ce plaidoyer.

Plaidoyer pour l’implication de la Cnas
Ce qui, ajoute le propriétaire d’El-Azhar, « pose inévitablement le problème de la prise en charge et notamment du conventionnement avec les caisses sociales nationales qui fonctionne pourtant si bien avec d’autres pathologies ». D’où son appel à l’engagement d’une « réflexion profonde sur cette épineuse question, d’autant plus que le législateur a encore renforcé le dispositif de lutte contre le cancer, par la création d’un fonds national, aux mécanismes d’application, malheureusement, encore attendus ».

Ceci, souligne-t-il, pour « le plus grand bien des malades et pour la survie de nos structures ». Et M. Zitouni d’enfoncer un peu plus le clou en appelant à mettre un terme à la politique de santé « à deux vitesses » et à « sanctuariser le secteur ». Le coordinateur du PNC a ainsi mis en garde sur le risque de voir la situation des cancéreux empirer davantage dans les années à venir.

Ce à quoi le ministre s’est néanmoins montré sensible et promet désormais d’engager une « réflexion » autour de cette question, notamment dans le cadre du projet de la nouvelle loi sanitaire dont l’adoption est attendue juste après l’installation de la prochaine composante de l’APN qui sera issue du scrutin du 4 mai prochain. Pour M. Boudiaf, il est « important » de trouver des solutions à cette question relative à la prise en charge des patients, notamment les cancéreux. Mais cela, dit-il, passe par la mise en place de mécanismes spécifiques. Ce qui risque, de l’aveu même du ministre, de retarder la résolution de cette question. « Il ne faut pas qu’il y ait de différence entre le public et le privé, certes, mais la prise en charge des patients dans le secteur privé n’est pas pour demain », admet-il.

Au-delà du volet financier, la nouvelle clinique Fatema Al-Azhar, dotée d’équipements nécessaires de dernière génération dont deux accélérateurs de radiothérapie, aura, tout au moins, le mérite d’étoffer le nombre des structures sanitaires dignes de ce nom dans le pays.

par Farid Abdeladim

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