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Réhabilitation de la Casbah d’Alger

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Réhabilitation de la Casbah d’Alger

l’Unesco vient de présenter pour la réhabilitation de La Casbah d’Alger, lundi à Alger, plusieurs expériences de réhabilitations de centres historiques et d’intégration de ces villes dans un environnement moderne, constituant des pistes par ses experts.

Ces experts et universitaires ont présenté les expériences de plusieurs villes dans le monde, à l’occasion de la réunion internationale d’experts sur la conservation et la revitalisation de La Casbah d’Alger qui se tient depuis dimanche. La nécessité d’élaborer un programme socioculturel de proximité et la création d’une dynamique économique dans les centres historiques a été relevée par l’universitaire cubaine, Madeline Manéndez, qui a présenté l’expérience de réhabilitation du centre historique de La Havane (Cuba).

Créer de l’emploi et une offre commerciale diversifiée pour les habitants et les visiteurs aura été un atout majeur dans la réhabilitation de ce site, en plus d’un programme culturel quotidien qui a beaucoup aidé à responsabiliser la population locale et l’impliquer de manière effective dans la préservation et la restauration, a-t-elle expliqué.

L’expérience cubaine a montré que la création d’un environnement propice au commerce et au tourisme a contribué au «financement d’autres projets de réhabilitation, même en période de crise financière». La création d’une nouvelle dynamique économique aura été également un levier de réhabilitation de centres historiques de villes comme Bari (Italie) ou Barcelone (Espagne), où plusieurs systèmes d’encouragement à la création d’emplois ont été testés.
La récupération des places publiques et la création de nouveaux espaces communs dans les centres historiques est une autre pratique qui a réussi dans plusieurs pays à améliorer le cadre de vie des habitants et à transformer les cités en hauts lieux du tourisme, de la culture et en expériences de réhabilitation de ces villes. L’universitaire italienne, Giulia Annalinda Neglia, a affirmé que l’amélioration du cadre de vie et des conditions de travail dans les sites historiques sont parfois «plus importants que les projets d’urbanisme» s’ils sont suivis d’un «plan rigoureux et créatif de gestion de la ville».

Des expériences de relogement et de logements-tiroirs, afin de restaurer ou réaménager des centres historiques, ont également été présentées par le Tunisien Zoubeïr Mouhli, responsable de l’Association de sauvegarde de la Médina de Tunis, qui a évoqué également la création d’un crédit bancaire destiné à la restauration du vieux bâti et d’un cahier des charges soumettant les propriétaires à une réglementation stricte.
Ces expériences devront faire l’objet d’une feuille de route pour la mise en œuvre du Plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de La Casbah d’Alger. Inaugurée dimanche, la réunion internationale d’experts sur la conservation et la revitalisation de La Casbah d’Alger se poursuit jusqu’au 23 janvier.

par R A I

 

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